ANALYSIS MENTOR
Guy Moreno
« Une Vision Clinique du monde des Humains et de L’entreprise »
RISQUES PSYCHOSOCIAUX,DIT-ON??

SI  L'ON CHANGEAIT REELLEMENT SON REGARD SUR ... A savoir que  l'HOMME, parce qu'il est Humain , fibre et âme, est à la fois auteur/acteur et recepteur/transmetteur de ces problèmatiques pathogènes et psychosomatiques qui "enrhumatisent" et "arthrosisent" L'Entreprise et inversement qu'on appelle "Risques Psychosociaux".

Je lis partout dans la presse et l’ensemble des hubs et/ou groupes de discussion diversetvariés qui touchent  ces thèmes, des affirmations et des discours dont les auteurs sont loin d’être illettrés et/ou non avisés, et qui TOUS me stupéfient par l’épaisseur de leur « CATARACTE » ou l’importance de leur « myopie »…ou encore la souffrance d'une "dégénérécence maculaire humide trés avancée", voire leur cécité!!

 Ainsi pour avoir été pendant 50 années de ma vie baigné dans des structures d’entreprises de tout type, d’y avoir traité de la santé mentale des dirigeants et cadres dirigeants, mais aussi des autres salariés, je voudrais réagir sur le déferlement des articles en tout genre,  et la "pseudo science en la matière" qui a fait proliférer une quirielle de Cabinets qui ont subitement découvert qu'il y avait des Humains dans les Entreprises qui pouvaient endurer et/ou souffrir de TICS( pas ceux que l'on voit sur les animaux, bien sûr), de TOCs, de Stress,et autres maux divers psyccho-somatiques, enfin sur cette problématique humaine de l’ENTREPRISE , structurelle et endémique , eu égard à ce qui est sa Constitution et Contruction à savoir « SA STRUCTURE AFFECTIVE » , puisqu’INCARNEE par l'HUMAIN, et dénommée de nos jours « Risques psychosociaux ».
                                                                   Nier l’Homme, c’est nier l’Entreprise..

En effet, l’Entreprise est fondée sur une double finalité dont la première incontournable et inéluctable " HUMAINE " dans son expression managériale et morale à travers ;

  • Une vision et un projet stratégiques clairs.
  • L’organisation fonctionnelle précise et adaptée.
  • La capacité d’anticipation et de développement industrielle, commerciale, et humaine.
  • L’Intégration, la fidélisation, la saine gestion du plein emploi des talents.
  • La capacité d’être un école de vie et de savoir apprendre à apprendre. Veiller à l’employabilité du capital humain.

                                                 Alors, elle induit la seconde finalité, nécessairement « ECONOMIQUE ».
Depuis de nombreuses années ces problèmes sont passés presqu’au second plan, en regard de nos réflexes mentaux et corset mental et notre psycho-rigidité très franco-français. Les politiques patronales, les syndicats divers de quelque obédience que ce soit "Tartuffe" de la sempiternelle protection de la vie privée de l'ouvrier (spécifiquement ceux de gauche), mais  aussi la médecine du travail enfermée dans le "SACROSAINT" principe de la confidentialité et de la protection de "l'INTUITU PERSONNAE", tout  le monde et tous  considérent qu’il ne faut pas s’aventurer dans ces territoires, car on touche à quelque moment que ce soit,  la fibre personnelle de l’individu et cela devient de l’intrusion et de l’agression de l’intimité de la personne… du moins c'est ainsi que l'on dit ces choses-là, à tel point que lePatronat, lui-même, se cache et se terre dans ses "tranchées" du silence et du "ferme les yeux" on sera plus tranquille, car on a d'autres chats à fouetter comme on dit aussi...

Le Patronat dont je fais partie, faisant l"objet de "Xénophobie sociale", ce racisme rampant qui s'ignore depuis des lustres entre les catégories  qui structurent notre socièté: le pauvre contre le riche,l'ouvrier contre le patron, la femme contre l'homme, l'enfant contre les parents,le faible contre le fort,le fonctionnaire contre le privé, l'école contre l'entreprise, le chômeur contre celui qui est employé, le locataire contre le propriétaire , le noir contre le blanc et vice versa, l'arbe contre leBlanc ou Roumi et aussi vice versa...

Donc le patronat  ignore ou veut ignorer ces problèmatiques de mal-être au travail, tant il se sent démuni,  ou "accusé, levez-vous", ou profiteur  dans le regard des autres, ou privilégié de par sa position institutionnelle et ne réagit pas ostentatoirement de peur que... et ces problèmatiques contaminent et entachent le tissu social général, et chacun se protège en en parlant un peu  de ci, de là, ou en créant des régles plus ou moins juridiques pour les valider un peu, mais dont tout un chacun se fout, car l'humain est un monde complexe et difficile à traiter et gérer...Et c’est plus ou moins toujours d’actualité.. selon le niveau humoral social et les problèmatiques "météorologiqes" économiqes du moment. 

Cependant les phénomènes d'origine humaine [ tels que communication interpersonnelle,interservices, luttes inappropriées entre collaborarteurs et/ou chef de service, organigramme désorganisé, culte du petit chef, favoritisme, droit de cuissage  sous-jacent, promotion canapé, harcèlement sexuel ou moral, droit d'expression muselé, recrutement inadéquat  soit parce que la hiérarchie manque de discernement, soit parce que le candidat à l'emploi est en inadéquation totale avec le job ,soit par prétention, soit par incompétence soit par inadaptation sociale au sens psychologique du terme, mais on ne veut pas en parler de peur d'être accusé de "Facisme humain",] ont toujours existé, et ce, depuis la nuit des temps ; mais on les appréhende  avec une discrétion et une prudence hypocrite et tartuffienne comme tous les tabous; oui ! cacher la poussière sous le tapis ,c'est mieux!..

Bien entendu on accuse la conjoncture et l'environnemnt de ces méfaits sur l'HOMME sachant bien que ce n’est pas quelque chose qui est dû  et/ou seulement imputable à la conjoncture et aux situations de crise que vivons de nos jours,  même si la situation d’aujourd’hui est plus aiguë qu’elle ne le fut par le passé . En réalité, elle en est l'accélérateur compulsif, mais les déterminants sont constitutifs de L'homme .... 
Alors les développements en mise engarde, en commisération, compassion et volonté de prendre  le problème en main  tel qu’il est exposé par les uns et les autres et qui se sont découvert une conduite de « CROISE » avec armoiries et javelot à l’appui… tels des Lancelot et/ou des Robin des Bois des temps modernes..ne sont que simulacres et pantomines...
Ce qui est surprenant, c’est que la loi sur les risques sus-dénommés s’appuie sur le traitement juridique et administratif  de ces risques et MOINS SUR  CELUI  PSYCHOLOGIQUE des HOMMES et des FEMMES qui est fondamental et l'EVIDENCE MÊME….
Alors on voit fleurir des affirmations du genre « Risques psychosociaux :" Si on en parlait avant le clash » , et bien d’autres du même genre comme si on venait enfin de découvrir la « Misère de l’Homme. « . Eh bien !!ce n’est pas trop tôt !

Sont  abordés les maux divers tel que la dépression, le mal-être, et lorsqu'on lit à travers les lignes on sent ce parti pris de la "pensée unique socialo-syndicalisante" de tout temps de la "pauvre victime" qu'est le salarié de quelque niveau hiérarchique qu'il soit et surtout s'il est subordonné,...
CHacun parle de STRESS à satiété et avec une verve pédagogique et la maîtrise d'une expertise non feinte, mais pas de l'ANXIETE qui est la base du » Volcan » qui sommeille au fond de chacun de nous , et qui selon que notre structure affective est solide,  et ainsi, nous serons plus maîtres de nos émotions, et le ressenti des agressions de toutes sortes sera moins fragilisant, mais si celle-ci est plutôt  vulnérable nous serons alors les victimes "harcelées" et malheureuses du système humain qu'est l'Entreprise , mais aussi la Société dans laquelle nous vivons chacun d’entre nous....   

Dans la majorité des cas, ces phénomènes sont "TABOUS" pour tout le monde , et,  surtout dans l'Entreprise, parce que çà touche à la "Fibre intime " de la personne et que cet aspect pour tout un chacun ,mais surtout en FRANCE, revêt un caractère privé et personnel , et le gauchisme syndical s'est emparé de cela pour faire croire à tout un chacun qu'il se préoccupait de sa protection personnelle et professionnelle sociale....C'est devenu ainsi une religion laïque et sociale...
Dans Mon expérience de clinicien d’entreprise, j’ai toujours opté pour une démarche systémique, c'est à dire observant l'entreprise au sens clinique et biologique de la vie d'un corps humain en perpétuel mouvement,  et j'ai toujours été frappé par l'influence diverse dans ses formes, singulière parfois, jusqu'au drame dans ses effets, qu'avaient les tendances psychiques des Dirigeants ( sans oublier tous les autres acteurs) sur la Définition des Stratégies, les styles de commandement, les prises de décisions, et sur la structure même de l'Entreprise...
Oh! je ne prétends pas avoir découvert que des forces irrationnelles de nature psychique travaillent les organisations, encore que...; la chose est connue, et l'on s'en occupe. Mais ma démarche s'appuie sur le fait que les défauts de fonctionnement les plus répandus concernent les Dirigeants et Cadres Dirigeants en tant qu'individus, les relations hiérarchiques et fonctionnelles, le comportement des groupes, le mode d'adaptation de l'organisation dans son ensemble.
Marc AURELE disait "Ne l'oublions pas, il y a cette force dissimulée au plus profond de nous-mêmes qui agit sur nos fibres, et nous manipule, c'est d'elle qu'émane la voix de la persuasion, en elle que se tient le tout de la vie, osons le dire, c'est l'Homme même"  et ADAM SMITH disait lui quelque chose d'approchant à travers son observation d'Analyste d'entreprise "Les hommes sont guidés par une main invisible poursuivant des fins qui leur demeurent étrangère . ILS n'ont en vue que leur propre intérêt et sont les acteurs involontaires de processus économiques"   

De même une chose qu’il ne faut  pas oublier , ni négliger  c’est que la pièce maîtresse du MOI de chacun d'entre nous et de notre personnalité est " l'AMOUR " avec un grand "A" et dans toute son acception du terme soit Affection-Amitié-Reconnaissance-Identité en tant qu'Originalité-Individualité-Considération-Confiance-Sentiment d'Appartenance etc...
D'ou le corollaire,  l'un des facteurs déterminant du stress de l'Homme; c’est la « PEUR ET CRAINTE DE L'ECHEC du DESAMOUR, »,  peur de perdre de sa valeur humaine dans le regard des autres sur nous (car nous existons aussi selon le regard des autres , n’en déplaise à ceux qui pensent le contraire…), soit comment assurer sa "Survie", sa Pérennité, son Identité en tant qu'ËTRE UNIQUE dans le groupe et malgré le groupe.... 
L'homme est le théâtre de forces multiples qui lui dictent sa conduite et qu'il s'efforce de contrôler du mieux qu'il peut.
Tout changement de fonctionnement dans un système, dans sa vie, lui demande de s'adapter et de se réadapter.
Tout changement de comportement d'un sujet présuppose un changement de rapport de force.
     
Le stress est virtuellement et fondamentalement en nous. Nous le créons et le provoquons, c'est un état d'alerte inné et de vigilance active qui déclenche des réactions appropriées ou non à une demande ou à une contrainte de notre environnement. Il est conditionné par la pression ; or chacun d’entre nous, selon que notre EGO est plus ou moins « hypertrophié » se met naturellement et spontanément la pression, lors de sa mise en face d'éléments, d'évènements, de facteurs divers, de situations et/ou de circonstances, de personnes ou personnages qui peuvent constituer une atteinte, une agression, un danger pour l'intégrité de notre MOI/EGO , et toujours en fonction de  notre capacité et aptitude à gérer notre anxiété.
Car il y a toujours un seuil et/ou degré de notre anxiété naturelle au-dessous duquel  nous supportons plus ou moins les agressions rencontrées quelles qu’elles soient (nature et genre)…Il est bon aussi de ne pas négliger ce lien à  l’aube de notre vie, depuis notre naissance (moment ou nous étions la 7ème merveille du monde là encore quelle que soit l'unité du couple et du premier cercle pour tous ceux qui se penchent sur ce petit  bout d’homme ou femme)) et que nous vivrons tout notre vie durant pour le rester autant qu'on le peut, du mieux qu'on le peut autant pour nous  que pour exister et mériter l'estime d'autrui et des nôtres surtout....
Donc la première et la principale pression c'est d'abord la nôtre :  après surviennent les autre pressions que nous traversons telles que période scolaire voire universitaire, période perso selon sa vie perso, période professionnelle avec les engagements divers selon notre position, job, statut....Mais sachons avec humilité que Nous sommes ce que nous sommes, et que Nous venons dans l'entreprise avec Notre perso et Nos problématiques diverses et que selon.... notre équation personnelle nous vivrons et/ou survivrons  avec plus ou moins de bonheur, et/ou avec plus ou moins de mal-être, de douleurs.
L'entreprise et ses structures vont se surajouter et accroître Notre mal-être…Ainsi si nous ne sommes déjà pas très bien dans nos bottes...L'entreprise sera le réacteur et le facteur d'"implosion/explosion" mais le déterminant est chez SOI-MËME depuis notre arrivée au monde,  et pas le contraire....N’en déplaise à…

C'est pour cela qu'il nous faut faire la part des choses et arrêter de penser que l'entreprise est "assassine, meurtrière et j'en passe". Peut-être faudrait-il se poser la vraie question de notre adéquation à notre job, notre emploi, notre fonction,??
Peut-être faudrait-il se poser des questions sur les sur dimensionnements de nos ÉGOS !çà éviterait bien des déconvenues....
Mais l'humain est d'abord et avant tout un humain...Il y a tant à dire sur cela...que j’ incite à un peu plus de d'objectivité, sinon de distance.....GUY MORENO - Clinicien d'entreprise
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Catégorie : Reflexion édité le 27 Nov 2013 à 16h35.
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