ANALYSIS MENTOR
Guy Moreno
« Une Vision Clinique du monde des Humains et de L’entreprise »
DE LA DIVERSITE & DES ALEAS & DES CONTRAINTES DES TPE & DE LEUR SITUATION ECONOMIQUE & FINANCIERE ? CHAPITRE 1er)- DES CAUSES&CONSEQUENCES DE LA MAUVAISE LECTURE DE L'IDENTITE TPE....

 

16 MARS 2018
Édité/Rédigé par GUY MORENO
Cofondateur/Président d’Honneur
___________________________

 

1ère partie : DES CAUSES & DES CONSÉQUENCES DE LA MAUVAISE LECTURE DE L’IDENTITE TPE ?

QUI SOMMES-NOUS ?                                                          

CNTPE (Confédération Nationale Patronale de la Très Petite Entreprise) est la première organisation syndicale nationale patronale en France , privée et indépendante, pour assurer la représentation, et la défense des intérêts matériels et moraux du point de vue social, économique,, professionnel, interprofessionnel de l’ensemble du spectre de la Très Petite Entreprise (allant de 0 à 20 personnes), tous secteurs confondus (industrie, commerce, service, artisan, profession libérale, micro etc.) auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux, et ce tant national qu’international…

CNTPE (Confédération Nationale patronale de la Très Petite Entreprise) se veut promouvoir et soutenir l’esprit de libre entreprise, la capacité manifeste d’agir, de procéder, d’acter dans nos conduites, nos comportements, nos postures, dans le strict esprit et respect des lois et règles, et en s’appliquant à développer selon une éthique et déontologie rigoureuse et professionnelle les valeurs humanistes universelles….

Profession de Foi : CNTPE est une CONFÉDÉRATION NATIONALE PATRONALE de la TRÈS PETITE ENTREPRISE et aussi de SON PATRON.

Nous nous voulons une organisation patronale indépendante et privée en France, vecteur promotionnel du positionnement, au sein du tissu économique national, de L’IDENTITE DE CETTE DIMENSION D’ENTREPRISE (0 à 20 personnes) dont les caractéristiques sont singulières tant elle cumule de particularités humaines, économiques et sociales :

  • ENTREPRISE INDIVIDUELLE PERSONNALISÉE
  • LIBERTÉ D’ENTREPRENDRE
  • SENS ET GOÛT DU RISQUE ET DE L’ENGAGEMENT RESPONSABLE
  • DÉSIR ET VOLONTÉ DE MARQUER SON EMPREINTE PERSONNELLE

CNTPE est aussi spécifiquement dédiée à l’accompagnement et soutien des TPE de moins de 20 salariés et œuvre pour réhabiliter l’entrepreneur, alimenter les réflexions et influencer les décisions économiques, politiques et sociales françaises, animé par la commune conviction que l’économie doit être au service de l’homme.

CNTPE n’a pas pour objectif de défendre les intérêts d’une catégorie sociale et/ou corporatiste, mais d’accompagner dans sa mission Toute TPE et/ou Tout Chef de TPE soucieux d’améliorer sa Pérennité, sa Performance et celle de son Entreprise.

Ce que CNTPE se veut être :

  • Un syndicat patronal : il représente des personnalités morales et rassemble des personnes physiques ; il défend les intérêts particuliers, matériels et moraux, professionnels et interprofessionnels et la vision d’une économie au service de l’Homme. Il accompagne dans sa mission tout Chef de TPE désirant améliorer sa performance et celle de son entreprise.
  • Un syndicat patronal transversal (bâtiment, professions alimentaires, commerce, artisanat, profession libérales, micro-entreprise, métallurgie, conseil, industrie, etc.) :

QUE FAUT-IL ENTENDRE PAR TPE ?

Les TPE constituent un tissu économique dense caractérisé par une grande hétérogénéité plurielle et complexe. L’écosystème des TPE est en renouvellement constant et fonctionne à l’identique d’un flux et reflux de grande marée, car il est marqué par un grand nombre de créations et de cessations d’activité et un foisonnement de définitions de la TPE qui participe également à la difficile lecture du tissu.                                                     

Les TPE font généralement référence aux entreprises de petite taille qui emploient entre 0 et 9 salariés selon la vision du PARLEMENT EUROPÉEN DE BRUXELLES qui ne recouvre nullement la « véritable dimension humaine de la TPE » en termes d’effectif humain.

En revanche, notre confédération se veut représenter, en vérité, la TPE dans son ensemble sans distinction ni d’activité, ni d’effectif humain ; en conséquence, nous voulons prendre en considération l’ensemble des TPE, comprenant entre 0 et 20 personnes.

Il semblerait d’ailleurs que le gouvernement français ait enfin compris qu’il fallait réformer les effets de seuil qui corsettent l’entrepreneuriat national.

Derrière ce simple critère d’effectif, l’écosystème des TPE recouvre en réalité une variété importante de métiers : il s’agit notamment des commerçants de proximité, des artisans, des professions libérales, des entreprises de services à la personne, des restaurateurs et des hôteliers, des entrepreneurs dans le secteur du bâtiment, mais également des auto-entrepreneurs et des start-ups innovantes. 

 

Le Ministère des finances et des comptes publics et celui de l’économie, du redressement productif et du numérique, avait missionné (en 2014) « L’OBSERVATOIRE  DU FINANCEMENT DES ENTREPRISES » pour faire un état des lieux de ce qui constitue  en France,  «  les Aléas, ou les contraintes, ou la pléthore de multiples freins à l’esprit d’entreprise, à une illisibilité quasi-totale  de la « DIMENSION ET IDENTITÉ DE LA TPE », et  en conséquence de tous les aspects, modes de fonctionnement opérationnels du système bancaire et institutions publics, aussi de vacuité et de carence de ces supports moyens en matière de FINANCEMENT et SOUTIEN et ACCOMPAGNEMENT POUR LEUR PÉRENNITÉ. »

Le rapport qui en résulta à cet effet, me paraissait très prés des réalités quotidiennes de la vie des TPE et des CHEFS DE TPE… Je m’en suis servi comme support mais aussi d’autres études INSEE, fare-esane, experts comptables etc….

« D’un point de vue purement quantitatif les TPE représentent 2.7 millions d’entreprises, soit 95% des entreprises françaises. En revanche en termes de poids dans l’économie marchande, leur contribution à l’emploi et à la valeur ajoutée apparaît plus modérée : les TPE emploient 22 % des salariés et pèsent pour 26% de la valeur ajoutée.

Cette dichotomie entre nombre d’entreprises et poids économique s’explique par la forte concentration du tissu économique français.

Alors que les entreprises de plus de 250 salariés ne comptabilisent que 4 500 grandes entreprises et ETI, elles emploient 40 % des salariés et contribuent pour 43 % de la valeur ajoutée.

Dans la même logique la couche intermédiaire représentée par les 135 000 PME (entreprises ayant entre 10 et 250 salariés) rassemble 39% des salariés et pèse pour 35 % de la valeur ajoutée.

Tableau 1 : Principales caractéristiques des entreprises par catégorie en 2011 Champ : entreprises (y compris micro-entreprises et auto-entrepreneurs) comptabilisées en unités légales dont l'activité est principalement marchande hors agriculture et services financiers. 

Graphique 1 : Caractéristiques selon la catégorie d’entreprise en 2011 De 0 à 9 salariés en ETP        De 10 à 249 salariés en ETP Plus de 250 salariés en ETP

Source : Insee, Esane 

L’analyse du poids économique des TPE recouvre des positionnements sectoriels contrastés : la contribution des TPE au chiffre d’affaire atteint 40% dans le secteur de l’hébergement-restauration et près de 30% dans la construction et les services aux particuliers ; en revanche le poids des TPE est très limité dans les secteurs de l’industrie et de l’information-communication (cf. graphique 2).

Graphique 2 : Poids des TPE selon le chiffre d'affaire. Source : Insee, Fare, ESANE Outre l’hétérogénéité sectorielle, les TPE présentent également une diversité en termes de formes juridiques qui peuvent être classées selon deux principales catégories : les entreprises individuelles et les sociétés. Dans le cas des sociétés, les SARL2 et les EURL sont a priori les options les plus adaptées pour le développement d’une TPE. Depuis 2011, les entrepreneurs individuels ont la possibilité d’opter pour le régime de l’EIRL, qui permet de constituer un patrimoine affecté à l’activité professionnelle distinct du patrimoine personnel.

Cet éventail de cadres juridiques est en partie le reflet de la diversité des stratégies et ambitions des créateurs et dirigeants de TPE. Une partie d’entre eux ont pour objectif de faire croître leur entreprise et d’embaucher, tandis que certains entrepreneurs ont vocation uniquement à créer leur propre emploi, avec un objectif de pérennisation de leur activité, plutôt que de développement à proprement parler

L’écosystème des TPE est en renouvellement constant : la population des TPE est marquée par un grand nombre de créations et de cessations d’activité"

 

Quelles que soient les perspectives de développement envisagées par les dirigeants de TPE, l’entreprenariat jouit en France d’un engouement important.

Ce type de considération est quasiment de l’enfumage…IL est vrai qu’en France, » le cri du coq gaulois » est chronique, car le « franchouillard basique» envie la place de 1er de classe dont il est « suspicieux instinctivement » pour vanter les prouesses injustes et presque « surhumaines » (pour lui) du SECOND…victime malgré lui d’un mauvais sort et/ou d’un complot ou de magouillerie. Ainsi donc, nous nous voulons soit plus ou aussi fort que le bœuf, soit nous vendons la peau de l’ours avant de l’avoir tué, soit nous crions au loup !

Pour L’ENTREPRENEURIAT, c’est du pareil au même ! Nous affirmons sur la base de statistiques volontairement avantageuses qu’il jouit d’un véritable engouement, sans faire aussi lucidement et de façon réaliste l’analyse pertinente qu’il y a une vraie différence entre « AVOIR ENVIE DE… SOUHAITER DE FAIRE ET D’ENTREPRENDRE » et « « VOULOIR  FAIRE ET ENTREPRENDRE ».De même qu’on ne « SUBVENTIONNE » pas l’esprit d’entreprise, car c’est une qualité et/ou caractéristique naturelle étroitement liée à la personnalité, au tempérament de l’individu…Par contre favoriser, permettre de.., accompagner, aider à.. en mettant en œuvre et en place les clés, moyens, et supports d’ouverture pour que l’esprit d’entreprendre s’exprime sans  frein, c’est cela la vraie solution !

Lorsque l’on parle d’engouement d’entrepreneuriat, on oublie de penser ou de dire que presque  15% de cette population d’entrepreneurs, sont des candidats qui  sont en échec professionnel et dont l’activité qu’ils créent est de courte durée, ou intermittente, ou activité d’appoint au chômage, ou travail au noir, ou qui s’essaient sans y croire, et tous en final échouent…

« Selon l’Insee, 550 000 entreprises ont été créées en 2012 plaçant la France en première position en Europe en termes de nombre d’entreprises créées (cf. graphique 3). Bien que ce chiffre soit fortement influencé par le régime d’auto-entrepreneurs dont la part s’élève à 56%, l’intérêt pour la création d’entreprise est clairement avéré : en mettant de côté l’auto-entreprenariat, le taux de création d’entreprises atteint environ 11% en 2011 et place la France devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie (cf. graphique 4).

Graphique 3 : Créations d’entreprises en France     Graphique  4 : Taux de création d’entreprises en 2011 – comparaison internationale –Source : Insee                                  Source : Eurostat

Champ : Industrie, construction et services, sauf activités des sociétés holding

En 2017, dans l’ensemble de l’économie marchande hors secteur agricole, 591 000 entreprises ont été créées, soit 37 000 de plus qu’en 2016. Le nombre total de créations d’entreprises augmente ainsi de 7 % et atteint son niveau le plus haut depuis 2010 (figure 1).

Cette hausse est notamment due au redressement des immatriculations sous le régime du micro-entrepreneur. Celles-ci augmentent de 9 % en 2017, soit 19 000 immatriculations supplémentaires, après une légère baisse en 2016 (– 0,3 %) et un fort recul en 2015 (– 21 %). Par ailleurs, le nombre de créations d’entreprises classiques atteint 349 000 en 2017, soit le plus haut niveau depuis que l’Insee mesure et publie les créations d’entreprises (1987). Il dépasse notamment son niveau de 2008, pour la première fois depuis la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur en 2009. En effet, les créations d’entreprises individuelles classiques s’accroissent de 6 % (152 000 en 2017 contre 142 000 en 2016) et celles de sociétés de 5 % (198 000 contre 189 000).

En 2017, la part des micro-entrepreneurs dans le nombre total de créations augmente légèrement (41 % après 40 % en 2016) et celle des sociétés diminue faiblement (33 % après 34 %). Celle des entreprises individuelles classiques reste stable à 26%. »

L’attractivité des sociétés par actions simplifiées se confirme

« En 2017, le succès des sociétés par actions simplifiées (SAS) se confirme de nouveau. Les SAS représentent en effet 60 % des créations de sociétés en 2017, après 56 % en 2016, 48 % en 2015 et 39 % 2014. Au sein de cette catégorie juridique, la hausse est surtout due aux SAS à associé unique ou unipersonnelles (37 % des sociétés créées en 2017, après 33 % en 2016 et 27 % en 2015). Elles atteignent ainsi leur plus haut niveau depuis dix ans (72 500 créations en 2017).

À l’opposé, la part des sociétés à responsabilité limitée (SARL) ne cesse de diminuer : encore majoritaires en 2014 (57 %), elles ne représentent plus que 36 % des sociétés créées en 2017, après 40 % en 2016 et 48 % en 2015.

Les activités spécialisées dépassent le commerce pour devenir le premier secteur créateur d’entreprises

En 2017, c’est le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques qui participe le plus à la hausse globale (figure 3) : le nombre de créations y accélère (+ 14 % en 2017 après + 10 % en 2016, soit 12 600 créations de plus). Avec 103 000 nouvelles entreprises en 2017, il représente 17 % de l’ensemble des créations. Il devient ainsi le premier secteur en nombre de créations d’entreprises, devant le commerce (99 000 créations) qui occupait la première place depuis le début des années 2000.

Cet essor s’explique essentiellement par les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion : + 10 100 créations pour atteindre 43 100 créations, soit 7 % de l’ensemble des créations d’entreprises de 2017. Cette hausse est notamment due aux immatriculations sous le régime du micro-entrepreneur (+ 8 800), en hausse de 44 % par rapport à 2016. Il s’agit de la plus forte augmentation enregistrée dans cette activité depuis l’instauration du régime de l’auto-entrepreneur. En 2017, dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques, plus de quatre créations sur dix se font dans l’activité de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, proportion en hausse depuis 2012. Dans cette activité, une création d’entreprise individuelle sur deux est le fait d’une personne de moins de 30 ans.

Figure 3 - Nombre de créations d'entreprises par secteur d'activité en 2017 et évolutions depuis 2015

Hausse des créations dans la quasi-totalité des autres secteurs

« Les créations d’entreprises augmentent dans tous les autres secteurs d’activité, hormis dans la construction. Le deuxième secteur contribuant le plus à la hausse globale des créations est celui des transports et de l’entreposage (+ 25 %, soit + 8 300 créations). Les immatriculations de micro-entrepreneurs y augmentent fortement (+ 34 %, soit + 6 100) ainsi que les créations d’entreprises individuelles classiques (+ 72 %, soit + 3 400). En revanche, le nombre de sociétés y diminue (– 12 % en 2017, soit – 1 300). Au sein de ce secteur, le succès des « autres activités de poste et de courrier » se confirme (+ 64 %, soit + 8 700), essentiellement sous forme de micro-entrepreneurs. Cette augmentation est toutefois bien moins forte qu’en 2016 (+ 246 %, soit + 9 600). À l’inverse, les créations dans le transport de voyageurs par taxi (y compris voitures de transport avec chauffeur - VTC) s’essoufflent : elles diminuent pour la première fois depuis 2009 (– 2 %, soit – 200), après deux années de très forte hausse (+ 32 % en 2016 après + 47 % en 2015). Ainsi, le développement des VTC, observé depuis l’application de la loi n° 2014-1104 relative aux taxis et aux VTC de 2014 (loi « Thévenoud »), semble s’atténuer.

Le secteur des activités immobilières est le troisième secteur contribuant le plus à la hausse globale. Les créations y augmentent de 18 % en 2017 (+ 3 400 créations par rapport à 2016). Cette hausse est la plus forte dans ce secteur depuis 2008. Elle s’explique surtout par les activités des agences immobilières (+ 2 000 créations, dont + 1 200 entreprises individuelles classiques et + 700 micro-entrepreneurs) et la location de terrains et d’autres biens immobiliers (+ 800 créations, dont + 600 sociétés).

À l’opposé, la construction est le seul secteur d’activité dans lequel le nombre de créations d’entreprises décroît en 2017, avec 600 créations de moins qu’en 2016 (– 1 %). Cette baisse résulte de la chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (– 22 %, soit – 3 600) ; celle-ci n’est pas entièrement compensée par la hausse des créations d’entreprises individuelles classiques (+ 1 700) et de celles de sociétés (+ 1 300). »

Les créations d’entreprises augmentent dans la quasi-totalité des régions

« En 2017, le nombre de créations d’entreprises s’accroît dans toutes les régions, excepté en Martinique et en Guyane (figure 4). L’Île-de-France contribue pour près de la moitié à l’augmentation globale (+ 16 300 créations, soit une hausse de 10 % par rapport à 2016). Dans cette région, la hausse est due principalement à l’essor des créations dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (+ 7 300), essentiellement dans les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (+ 6 200 créations, dont + 5 600 de micro-entrepreneurs). Elle s’explique aussi, dans une moindre mesure, par les créations dans les autres activités de poste et de courrier (+ 3 300). Ainsi, en 2017, 59 % des créations des transports et de l’entreposage et 44 % des créations des activités spécialisées, scientifiques et techniques ont lieu en Île-de-France. C’est aussi la région métropolitaine où les créations sont le plus souvent sous le régime du micro-entrepreneur (49 % contre 38 % en province) ou sous forme sociétaire (37 % contre 31 % en province).

Par ailleurs, les créations d’entreprises sont également en nette progression à Mayotte (+ 16 %), en Nouvelle-Aquitaine et en Auvergne-Rhône-Alpes (+ 8 %).

Seules 7 % des entreprises classiques sont employeuses au moment de leur création

« En 2017, seules 4 % des nouvelles entreprises emploient au moins un salarié au moment de leur création (figure 5). En excluant les micro-entrepreneurs, la part des entreprises employeuses à la création passe à 7 %. Elle est quasi stable par rapport à 2016.

Hors micro-entrepreneurs, les nouvelles entreprises sont le plus souvent employeuses dans l’hébergement et la restauration (16 %), la construction (11 %) et les « autres services aux ménages » (8 %). À l’opposé, cette proportion est la plus faible dans les activités immobilières (2 %) ainsi que dans les activités financières et d’assurance et l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale (3 %).

Comme en 2016, les entreprises employeuses au moment de leur création en 2017 démarrent leur activité avec 2,6 salariés en moyenne. Parmi celles-ci, l’effectif salarié moyen à la création est le plus élevé dans l’industrie (3,5) et le plus bas dans l’information et la communication et les activités immobilières (1,9) ainsi que dans les autres services aux ménages (2,0).

Figure 5 - Créations d’entreprises et nombre moyen de salariés par secteur d'activité en 2017

 

Des créateurs d’entreprises individuelles de plus en plus jeunes

« En 2017, l’âge moyen des créateurs d’entreprises individuelles est de 36 ans, contre 37 ans en 2016 et 38 ans en 2015. La part des moins de 30 ans parmi les créateurs d’entreprises individuelles augmente : elle est de 37 % en 2017, contre 35 % en 2016. Elle atteint 50 % dans les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion. Elle est plus élevée chez les micro-entrepreneurs (51 %) que chez les créateurs d’entreprises individuelles classiques (23 %).

Tous types d’entreprises confondus, le secteur des transports et de l’entreposage reste celui où les créateurs sont les plus jeunes (28 ans en moyenne). Dans l’information et la communication, les créateurs sont également assez jeunes (32 ans en moyenne). À l’inverse, ils sont généralement plus âgés dans l’industrie, les activités immobilières, la construction et les activités administratives et de soutien (39 ans en moyenne).

Quatre créateurs d’entreprises individuelles sur dix sont des femmes

« En 2017, les femmes ont créé quatre entreprises individuelles sur dix. Cette proportion est stable depuis 2015, alors qu’elle augmentait progressivement depuis 30 ans (29 % en 1987 et 33 % en 2000). Comme les années précédentes, la part des hommes est la plus élevée dans la construction (98 %), les transports et l’entreposage (94 %) ainsi que l’information et la communication (77 %). À l’opposé, les femmes sont majoritaires dans la santé humaine et l’action sociale (73 %) et les autres services aux ménages (69 %).

Si les créations de TPE sont importantes, leurs disparitions le sont aussi.

Selon les enquêtes SINE de l’INSEE, un tiers des entreprises disparaissent au bout de trois ans, et la moitié au bout de cinq ans. La démographie de la TPE a ainsi pour particularité de se renouveler de manière continue, alternant créations et disparitions d’entreprises de droit ou de fait8

 

Une étude récente de l’INSEE estime les taux annuels moyen de création et de cessation sur longue période (1995 – 2009) et permet ainsi d’apprécier le renouvellement du tissu productif par secteur d’activité. Parmi les entreprises en activité une année donnée, en moyenne 11% viennent de naître et près de 9% auront cessé leur activité l’année suivante. L’approche sectorielle met en évidence un renouvellement des entreprises indépendantes d’ampleur plus importante dans le secteur des services avec un taux annuel de création et de cessations particulièrement élevé (près de 13 % pour le taux de création). A contrario, le nombre de TPE dans l’industrie évolue peu, du fait d’un moindre taux de création (7,4%), (cf. graphique 5).

 

Le taux annuel moyen de « créations nettes » permet d’apprécier dans quelle mesure les cessations d’entreprises sont compensées par des créations. Ce taux s’élève à 2,2% dans l’ensemble du secteur marchand et atteint 3,5% dans les services. Le taux de création net est positif dans la plupart des secteurs à l’exception de l’industrie qui enregistre un taux de création net nul.

Graphique 5 : Taux annuels moyens bruts de création et de cessation de 1995 à 200

Source : Insee, Esane 2009, Lifi 2009

 

Cette évolution démographique ainsi que, par exemple les éventuels changements de domiciliation plus fréquents chez ces entreprises de petite taille, posent des difficultés opérationnelles importantes en matière de suivi statistique des TPE. Néanmoins, d’importantes avancées en matière d’uniformisation de la définition des TPE ont été réalisées depuis quelques années.

 Un foisonnement de définitions de la TPE qui participe également à la difficile lecture du tissu économique

D’un établissement bancaire à l’autre, selon que l’on considère les organismes de cautionnement, les chambres de professionnels ou bien encore les organismes statistiques, la notion de TPE ne correspond pas toujours à la même définition stricto sensu. Bien que la définition s’articule en règle générale autour d’un même critère central, à savoir un nombre de salariés compris entre 0 et 9, il existe de multiples définitions des TPE déterminées par des considérations opérationnelles. En effet, le critère d’effectif est souvent complété par un critère financier, généralement le chiffre d’affaire dont le seuil maximal est susceptible de varier en fonction de l’acteur considéré (les seuils de 750 K€ 1,5M€, 2M€ et 3M€ sont souvent utilisés). Les banques appliquent une nomenclature qui est généralement le reflet du développement historique de leur activité et de leur taux de pénétration sur le secteur des TPE. La contrainte liée au chiffre d’affaires peut même varier au sein du même établissement bancaire, notamment lorsqu’il s’agit de réseaux décentralisés, en raison du caractère autonome des caisses régionales. Dans certaines banques, la notion de TPE est positionnée à cheval sur deux types de clientèles distinctes.

La nécessité d’uniformisation des classes d’entreprises s’est posée au niveau communautaire dès les années 90, en invitant les Etats membres au respect d’une même définition des PME et des TPE. Une première définition a été proposée en 1996, puis révisée en 2003 notamment pour tenir compte des évolutions conjoncturelles. Au niveau national français le décret du 18 décembre 2008 en application de la loi de modernisation de l’économie (LME) s’est appuyé sur la recommandation de 2003 ainsi que sur le règlement européen du Conseil du 15 mars 1993 pour établir les critères permettant de spécifier la catégorie des TPE."

La capacité à croître de manière significative demeure un fait relativement rare pour les TPE 

Selon l’enquête SINE 2006, parmi les 50% de TPE ayant survécu au bout de cinq ans, seules 3,7% sont parvenues à changer de catégorie d’entreprises : en devenant des PME pour 3,2% d’entre elles et des ETI pour 0,5% d’entre elles.

« La faiblesse du taux de changement de catégorie appelle une analyse plus nuancée. En effet une part substantielle de TPE n’a pas vocation à croître de manière importante : 72% des femmes créatrices et 62% des hommes créateurs ont pour objectif d’assurer leur propre emploi. Seuls 21% des hommes et 17% des femmes qui ont créé leur entreprise en 2006 visaient une croissance rapide en termes d’emplois. 

Tableau 4 : Nombre d’entreprises créées en 2011 par catégorie d’effectif

La France se distingue de ses voisins européens par la taille particulièrement réduite des entreprises naissantes, notamment en Allemagne, la part des unités non employeuses s’élève à 65% dans la phase de création (cf. tableau 5). 

Tableau 5 : Entreprises créées sans salarié – Comparaison internationale

 

Une part significative des TPE a une durée de vie courte

Le taux de cessation annuel des entreprises atteint environ 10% en moyenne. Ainsi, seules 50% des entreprises créées en 2006 étaient encore en activité au bout de cinq ans. La dégradation de l’environnement macroéconomique dans le sillage de la crise a logiquement pesé sur la situation financière des entreprises créées juste avant la crise, pour autant le faible taux de pérennité des TPE en début de vie apparaît essentiellement structurel : le taux de survie au bout de 5 ans des entreprises créées en 2002, n’était que très légèrement supérieur, à 54% (cf. graphique 9).

Graphique 9 : Taux de pérennité des entreprises créées en 2002 et en 2006

 

Source : Insee, Fare-Esane 

La faiblesse du taux de pérennité n’est d’ailleurs pas le seul fait des TPE françaises, les TPE des pays voisins présentant des résultats comparables (cf. tableau 6).

Tableau 6 : Taux de pérennité – Comparaison internationale

La capacité à croître de manière significative demeure un fait relativement rare pour les TPE

« Selon l’enquête SINE 2006, parmi les 50% de TPE ayant survécu au bout de cinq ans, seules 3,7% sont parvenues à changer de catégorie d’entreprises : en devenant des PME pour 3,2% d’entre elles et des ETI pour 0,5% d’entre elles.

La faiblesse du taux de changement de catégorie appelle une analyse plus nuancée. En effet une part substantielle de TPE n’a pas vocation à croître de manière importante : 72% des femmes créatrices et 62% des hommes créateurs ont pour objectif d’assurer leur propre emploi. Seuls 21% des hommes et 17% des femmes qui ont créé leur entreprise en 2006 visaient une croissance rapide en termes d’emplois »

« Plus de la moitié des TPE n’emploie pas de salarié

En 2012, 55 % des TPE n’ont pas de salarié et 18 % n’en emploient qu’un. Parmi les 1,2 million de TPE non employeuses, une sur deux réalise moins de 41 400 euros de chiffre d’affaires et une sur quatre, moins de 17 400 euros. Leur  poids dans l’investissement est modeste (17 %).

En 2012, comme en 2011, plus de la moitié des TPE (55 %) n’a pas réalisé d’investissement. Sur quatre ans, de 2009 à 2012, 43 % des TPE non employeuses n’ont réalisé aucun investissement contre 12 % des employeuses. À l’opposé, 30 % des TPE employeuses ont investi les quatre années consécutives contre 9 % des non-employeuses. ».

La majorité des TPE (54 %) a le statut de société à responsabilité limitée. Cette catégorie juridique est d’autant plus fréquente que l’unité légale est grande : 42 % des unités non employeuses, 74 % des unités employant 3 à 9 salariés. Un quart des TPE a un statut d’artisan ou de commerçant, 6 % un statut de profession libérale et 5 % un statut d’autre personne physique. Ces deux derniers statuts sont utilisés pour l’essentiel par des structures sans salarié.

« Plus d’un TPE sur cinq est dans le commerce. De manière générale, les TPE sont tournés vers l’économie locale.

Les TPE sont quasi inexistants au niveau de l’exportation : elles représentent moins de 3 % des exports du champ principalement marchand non agricole et non financier. ( GUY MORENO 18/03/18°)

 

Catégorie : Reflexion édité le 19 Mar 2018 à 9h26.
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